CRUEL SUMMER : un thriller addictif qui nous plonge dans les années 90 !

CRUEL SUMMER : un thriller addictif qui nous plonge dans les années 90 !

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Cruel Summer est une série peu conventionnelle qui se déroule sur trois étés dans les années 90, lorsqu’une adolescente belle et populaire disparaît et qu’une autre adolescente, timide et maladroite et sans lien apparent avec la première, devient soudainement l’icône de la ville avant de se transformer en la personne la plus méprisée de l’Amérique. Chaque épisode est raconté en alternant les points de vue.
Disponible en France depuis début aout sur Prime Video, Cruel Summer est une série qui, dès son synopsis, était faite pour moi. Mais je ne voulais pas m’y lancer seul, et j’avais très envie que Johan m’accompagne dans ce visionnage. A raison d’un épisode par soir, c’est donc en dix jours que nous avons enchainé les dix épisodes qui nous entrainent au travers de trois étés différents : 1993, 1994 et 1995.
Je suis un enfant des années 90, j’y ai vécu mon enfance et j’ai beaucoup de tendresse et de nostalgie pour cette époque. Donc évidemment retrouver les looks ringards, le vidéo club et surtout la bande son de ces trois années là, j’étais aux anges et complètement client. Mais par dessus tout, le côté thriller mettant en avant des adolescents avait évidemment de quoi me captiver pleinement. Bref, je suis la cible numéro un de ce type de séries, et j’ai dévoré, j’ai adoré et je me suis aussi beaucoup énervé contre certains personnages.
Un mot dejà peut être pour la mise en forme du show : en navigant à chaque épisode entre les trois époques, je sais que certains peuvent avoir quelques craintes de se perdre. Elles sont légitimes, surtout sur les deux premiers épisodes. Mais rapidement, on s’y fait. Chaque été à sa couleur, sa signature. Et les personnages évoluent également, d’été en été, pour que l’on ne se perde pas et que l’on souligne à quel point les évènements de 1993 auront de lourdes conséquences sur les années à venir.
Avant de continuer, je préfère être transparent : des spoilers risquent d’apparaître, je vous conseille donc vivement d’avoir terminé la série !
En 1993, les lumières sont chaudes et dynamique, on se croirait presque dans un Teen Movie d’époque, en 1994, ça se dégrade pour finalement ne laisser qu’une espèce de noir et blanc gothique et glauque sur 1995. On passe aussi par les transformations physiques de nos deux héroïnes. Jeannette qui passe de ringarde à Mean Girl du lycée avant de tomber en déchéance, tandis que Kate est la fille parfaite, la princesse par excellence, qui va elle aussi se laisser aller suite aux épreuves qu’elle endure.
Autre détail dans la scénarisation, on alterne très souvent à chaque épisode entre les points de vue de Jeannette, puis de Kate. Tout est fait pour que l’on se mette à la place de chacune des deux jeunes filles, qu’on essaye de les comprendre et qu’on puisse également s’y attacher.
Là je dois dire que la série est parfaite et réussit bien son pari, même si je dois avouer avoir eu tout du long une préférence pour Kate. Le personnage me parlait davantage, me touchait, tandis que Jeanette avait tendance à m’effrayer, me demandant plus d’une fois si elle n’était pas un peu sociopathe.
Mais si l’on s’accroche à la série et que l’on va jusqu’au bout, c’est parce que l’on veut évidemment savoir toute la vérité. QUI DIT LA VERITE ? L’une des deux doit mentir, c’est forcément obligé. Car rappelons les faits :
Kate Wallis disparaît mystérieusement à l’été 1993, puis réapparait à l’été 1994 après presqu’un an de captivité chez Martin Harris, le proviseur adjoint du lycée. Mais elle lance alors une bombe en pleine émission nationale: quelqu’un savait, quelqu’un l’a vu, retenue prisonnière la bas, et cette personne serait Jeanette Turner. Jeannette qui, de plus, pendant la disparition de Kate s’est métamorphosée et sort désormais avec l’ancien petit ami de Kate et traine avec ses anciennes amies. Mais alors, Kate dit elle la vérité ? Ou bien  ment-elle par jalousie ? Car Jeanette nie tout en bloc cette histoire, ce qui amènera ensuite Jeanette à la poursuivre en justice à l’été 1995.
Chaque épisode va alors nous amener des éléments, des pièces du puzzle. En nous montrant à chaque fois la même journée, mais sur une année différente, on se rend compte également de l’effet papillon de cette histoire sur les deux héroïnes mais aussi sur leurs proches. Et l’on veut savoir.

Pour ma part, je ne pouvais pas croire un seul instant que Kate mentait, pour moi, c’était elle qui disait la vérité, surtout qu’au fur et à mesure des épisodes, on découvre une Jeanette qui peut mentir mais aussi qui connaissait très bien la maison de Martin Harris pour s’y rendre en cachette à de nombreuses reprises.
Et finalement,  l’épisode final va nous amener sur LA révélation et LA confrontation des deux filles. Une scène pleine de sincérité qui doit beaucoup aux deux jeunes interprètes. La vérité est plus complexe qu’on ne le pense. Le neuvième épisode qui nous plonge dans la longue captivité de Kate nous éclaire un peu plus sur comment la jeune fille s’est retrouvée là bas. Elle avait confiance en Martin, elle avait besoin d’aide, se sentait dépassé par sa situation familiale. Elle s’est malheureusement reposée sur la mauvaise personne.
J’ai trouvé cet épisode brillant notamment parce que l’éclairage de la psychologue de Kate venait mettre des mots sur le comportement prédateur et pédophile de Martin Harris. Non Kate n’est pas responsable, Kate était mineure, et s’est faite abusée par un adulte.
Mais le twist final de la série, qui vient nous apporter un autre élément sur Jeannette est glaçant. Et dès lors on se demande : va t’il y avoir une seconde saison ? Personnellement je ne pense pas, et je trouve que la série peut parfaitement se conclure ici. Oui on nous tease une Jeanette sociopathe, mais je pense qu’on l’a tous aperçu et ressenti tout du long des épisodes non ? Et là encore, on joue avec la vérité. Jeanette ne ment pas : elle n’a pas vu Kate. Mais elle l’a entendu. Une énorme différence qui change complètement la donne.
Mais au delà de ces deux héroïnes, Cruel Summer c’est une longue galerie de personnages qui gravitent autour. Les familles, les amis, et chacun a son rôle à jouer.

 

Du côté des Turner, on voit le mariage de Greg et Cindy s’effriter d’années en années. J’ai trouvé accablant que Greg ne veuille pas croire en son épouse quand elle essayait de le convaincre qu’il y avait un soucis avec Jeannette. On peut juger Cindy, certes, mais au fond, elle avait raison. Elle n’était pas une mauvaise mère. J’ai aussi beaucoup aimé Angela, qui va devenir la nouvelle compagne de Greg. Un personnage honnête, loin des jugements qui va finalement être une bonne épaule pour Jeanette.
Nous avons aussi Derek, le frère de Jeannette, qui malheureusement est sous exploité. Il a un rôle primordial à jouer en étant plus ou moins le petit ami de la demi soeur de Kate, il découvrira des preuves accablantes qui seront bien utiles à Jeanette dans son procès.
Puis l’on a Jamie, le petit ami de Kate, qui deviendra alors celui de Jeannette, et qui, n’ayons pas peur des mots, se comportera comme un connard a plus d’une reprise. Mais s’il y a bien un personnage que j’ai détesté et qui m’a insupporté, c’est bien Mallory. La meilleure amie de Jeannette (qui finalement, l’été suivant deviendra celle de Kate) était détestable. C’est simple, dès qu’elle parlait, j’avais envie de crier. Je l’ai trouvé fausse et manipulatrice et je comprends parfaitement que Jeannette ai eu besoin de s’émanciper. Par contre, si je ne peux nier l’aide immense qu’elle a su apporter à Kate, j’ai du mal à la sentir sincère.
Au rayon des garces de service nous avons aussi la mère de l’année : Joy Wallis. Dans le contrôle absolu et qui tente de modeler sa fille à son image. Et qui finalement, d’une manière ou d’une autre, aura aussi une part de responsabilité dans ce qui va arriver à Kate. Si la aussi le dernier épisode apporte une scène sincère entre la mère et la fille, on ne peu lui pardonner toutes ses erreurs.

 

Au milieu de tout ca chaos il y a tout de même deux personnages mignons et attachants, qui ont su m’émouvoir et faire fondre mon petit coeur d’artichaut : Vince et Ben. Vince est le meilleur ami de Jeannette, tandis que Ben est celui de Jamie. Et le hasard va les rapprocher l’un et l’autre et leur faire vivre une belle petite histoire d’amour (au début des années 90, on rappelle qu’à l’époque, c’était loin d’être simple). Ces deux personnages, bien que secondaires pour la grosse majeure partie de l’intrigue, avait de quoi nous faire sourire.
Au final, cette série m’a bouleversé et m’a beaucoup interroger sur le mensonge, la vérité et aussi les conséquences désastreuses que peuvent avoir des accusations. Et parfois, certains ont beau dire la vérité, quand on voit le comportement des autres envers eux, il y a de quoi se poser des questions.
C’est en tout cas la série parfaite pour l’été, je comprends que Prime Vidéo l’ai programmé début août. Thriller palpitant, personnages complexes et nuancés, une réalisation soignée et un scénario sans faille qui jusqu’à la dernière seconde saura nous tenir. Je recommande vivement !
Une série coup de coeur ! 

Alounet

Le sériephile du couple, c’est moi ! Passionné depuis ma découverte à la télévision d’une célèbre chasseuse de vampires, j’aime tout autant jouer à Pokémon, lire un Harry Potter, mater du Dragon Ball où profiter de mes abonnements Netflix et UGC Illimités. Mon rêve de journaliste à la Lois Lane, je le vis sur ce blog !