Le Star Ac Tour 2026 à Lille : ça donne quoi ?

Le 28 février, au Zénith de Lille, j’emmenais ma soeur pour assister au Star Academy Tour 2026. Deuxième date de l’incroyable tournée qui attend les 9 artistes de la promotion 2025 à travers les routes de France. La saison s’est à peine achevée deux semaines plus tôt sur la victoire d’Ambre, que les voilà tous déjà sur scène pour faire le show et rencontrer leur public !

Je crois que je ne serai jamais totalement objectif quand il s’agit de la Star Ac. Je suis un enfant des années 2000. J’ai grandi avec ces primes, ces hymnes, ces voix qui me donnaient des frissons dans ma chambre d’ado (gros coup de coeur sur Sofia Essaidi, demi finaliste de la saison 3 qui fait depuis une formidable carrière d’actrice). La relance en 2022 a réveillé quelque chose de très fort en moi (pensée cette fois ci à Carla Dont, mon coup de coeur actuellement à l’affiche de la comédie musicale, Le Comte de Monté Cristo). Une nostalgie, oui, mais surtout une passion intacte. Alors forcément, chaque tournée est devenue un rendez-vous presque sacré.

J’avais été frustré de l’absence de tournée en 2022. En 2023, je m’étais rattrapé… deux fois (il faut dire aussi que j’étais en amour pour cette promotion, avec mon coup de coeur à Axel, actuellement à l’affiche de Roméo et Juliette en Asie). En 2024, j’y étais encore (moins de coup de coeur cette année là, mais je peux citer Marguerite et Charles quand même). Mais cette année, l’attente était différente. On nous avait annoncé Jonathan Jenvrin, le prof de danse, à la direction artistique et aux chorégraphies. Et je dois le dire : ça s’est vu. Et c’était Waouh.

Cette édition 2025 est, sans hésiter, la plus aboutie de ces trois dernières années.

Jonathan Jenvrin, directeur artiste de la tournée

Dès les premières minutes, on sent que le show a changé de dimension. Douze danseurs sur scène. Douze (pour rappel ils étaient simplement six les années précédentes). Des tableaux ultra travaillés. Des transitions fluides. Une mise en scène pensée comme un vrai spectacle, pas juste une succession de performances. Les costumes ? Variés, ambitieux, parfois spectaculaires. On est loin des tenues plus “basiques” des tournées précédentes. Là, il y a une vraie identité visuelle.

Et quelle énergie.

La playlist est redoutablement efficace. Pas de temps mort. Chaque numéro apporte quelque chose : une surprise, une montée en puissance, un moment plus intimiste avant de repartir de plus belle. On est embarqué pendant plus de deux heures sans jamais décrocher.

Évidemment, j’avais mes chouchous.

Victor, Bastiaan et Théo

Bastiaan, mon showman absolu. Ce garçon a une présence incroyable. Dès qu’il entre en scène, il capte tout. Son “Tainted Love” m’a littéralement mis K.O.. Il ne chante pas seulement : il incarne. Il joue. Il vit le morceau. On sent qu’il est né pour ça. Le show mettant énormément l’accent sur la danse, il est évidemment celui qui s’en sort le mieux (Grace Kelly en solo, ou encore Survivor avec Victor et Théo, et j’en passe énormément tellement il a eu l’occasion de briller). C’est clairement le candidat que j’ai le plus hâte de suivre par la suite pour voir quelles dingueries il va pondre.

Victor, lui, est arrivé comme une tornade. Totalement déchaîné. Son “Havana” en final, c’était du pur plaisir. Il a cette capacité à faire monter la température d’un cran, à transformer la salle entière en piste de danse géante. La ou on pouvait le trouver parfois timide ou n’exploitant pas à 100 % son aura durant l’émission, la scène lui va comme un gant. Autour de nous, il était clairement parmi les préférés du public. Victor est devenu par dessus tout une vraie représentation queer, s’assumant pleinement dans certains numéros avec les danseurs, ou en mariée au bras de Bastiaan sur Gabriella (mon coeur de shippeur a beaucoup aimé ahah).

Jeanne a eu plus de lumière que ce que j’imaginais, et tant mieux pour elle : elle s’est révélée solide, touchante, investie. Elle a évidemment eu le droit à son solo Respire Fort (repris en coeur par l’entièreté du public). En revanche, j’ai été surpris de voir Ambre, pourtant gagnante, un peu en retrait. Pas absente, mais moins mise en avant que ce à quoi je m’attendais. Est-ce dû au fait qu’elle n’ai actuellement pas de single propre à elle même à présenter ? Elle reste cependant très acclamé (que ça soit sur Bad Romance ou Entrer dans la lumière, ces deux reprises phares de l’émission).

Et puis il y a Théo. Clairement la touche “sexy” de la tournée. Son “A Sky Full of Stars” était aérien, presque suspendu dans le temps. Un vrai moment visuel et musical. Jonathan Jenvrin joue avec l’artiste pour donner un truc “hot” (par exemple le moment WTF sur le musical avec “I’m sexy and I know It”, le public bavait littéralement sur les abdos de Théo). Mais au delà du physique, il m’a surpris par sa solidité vocale et son aisance scénique. Très loin du nominé chaque semaine, il avait clairement sa place sur cette tournée.

Anouk, Jeanne et Ambre

Sarah reste un élément fort, Léa (même si je n’en suis pas très fan), assure également le show de manière solide et Anouk est sans hésiter mon grand coup de coeur féminin. Elle est aussi très appréciée (j’ai l’impression à entendre le public davantage que Ambre d’ailleurs). De son tableau chanté dansé, à son magnifique “Monopolis”, elle assure pleinement et j’ai hâte de découvrir son propre univers par la suite.

Mélissa quand à elle est clairement l’artiste la plus faible du casting. Parfois à côté sur les chorégraphies, souvent mal placée sur les chansons, fausse sur quelques titres (aie aie aie les oreilles)… Elle est clairement en dessous des 8 autres et c’est dommage. Peut être que cela s’améliorera avec le temps (après tout, nous n’étions qu’à la deuxième date).

Mais le vrai coup de génie de la soirée, pour moi, c’est le musical.

Quinze minutes de pur bonheur. Une mise en abîme maligne, de l’humour, de l’autodérision, des performances vocales et chorégraphiques impressionnantes. On sent que tout a été pensé comme un mini-spectacle dans le spectacle. De la même manière que sur le prime quand il nous fut présenté. C’est ambitieux, rythmé, drôle. C’est exactement ce que j’attends d’une tournée Star Academy : du divertissement total.

Alors oui, il y a eu quelques bémols.

Léa, Sarah et Melissa

Le public debout en permanence alors que nous avions des places assises… ça m’a un peu frustré. J’aime me lever sur les moments forts, évidemment. Mais quand on passe quasiment tout le concert à essayer de voir entre les épaules des autres, ça casse un peu l’immersion. Moi encore ça va, mais ma soeur, je sais qu’elle n’a pas profité du spectacle comme on aurait du. Jonathan Jenvrin ayant conçu un show magistral ou il faut regarder de tous les côtés, dur de profiter pleinement de toute la scène quand on est debout a essayer de regarder entre les gens… Pour situer, nous étions au 7ème rang, les deux places du milieu. D’ordinaire, d’excellentes places (on prend toujours les mêmes chaque année). Mais on l’a regretté un peu cette année (et on ne doit pas être les seuls, vu le nombre de personnes qui ont pu râler dans le public derrière nous, désespéré de voir que les gens restaient debout… entre les enfants qui devaient monter sur les chaises et les personnes âgées qui n’avaient pas signées pour être deux heures debout…)

Les multiples passages des artistes dans le public, eux aussi, ont parfois brisé le rythme du show. L’idée est belle sur le papier — créer de la proximité, surprendre — mais à force, ça ralentit la dynamique scénique. Dès l’ouverture, on enchainait 5 numéros dans le public. La encore, il faut se lever, chercher après eux, ne rien voir… Et les caméras qui diffusent sur les grands écrans ont beau essayé de les suivre, c’est difficile, tant il y a de gens devant eux. Mais l’idée est reprise encore plus tard (avec notamment toute la partie acoustique des reprises des titres des anciens de la Star Academy, si voir Théo au piano c’est un plus, voir ses camarades chanter dans le public… fatiguant). Ils avaient la chance d’avoir une scène, c’est dommage.

Et pourtant.

Malgré ces petits accrocs, je suis sorti du Zénith avec des étoiles plein les yeux. Parce que ce que j’ai vu, c’est une troupe investie, un spectacle ambitieux, une vraie évolution artistique. On sent que la Star Academy a compris qu’elle ne pouvait plus simplement capitaliser sur la nostalgie. Elle doit proposer un vrai show. Et cette année, elle l’a fait.

Un mot également pour la première partie : si les spectacles précédents nous ont habitué à retrouver des anciens des saisons précédentes en première partie, cette année, la production innove. C’est Lowey, alias Léo, sorti juste avant Jeanne de l’émission (en gros, il ne fut pas sélectionné sur le prime tournée), qui a la chance de présenter ses titres et sa D.A. durant 30 minutes. Un choix qui fait beaucoup jaser sur les réseaux sociaux (il est d’ailleurs revenu dessus légèrement, sans doute attristé par les critiques de la veille ou on l’accusait de chanter en playback et ou on critiquait son pantalon…). Et bien n’en déplaise aux haters, Léo était très bon. Il avait en plus le plaisir de chanter à domicile, avec sa famille dans le public.

J’aime beaucoup son univers. Je ne connaissais que “Dernière soirée”, mais le reste de ses musiques me plaisent bien et c’est aussi l’un des artistes que je suivrais avec plaisir. Il a très bien défendu sa première partie et encore une fois, il aurait eu tord de refuser…

La Star Academy fait partie de ma vie depuis plus de vingt ans. Elle a accompagné mes années lycée, mes découvertes musicales, mes premières émotions un peu trop grandes pour moi. La voir évoluer, grandir, se réinventer… c’est aussi une manière de mesurer le chemin parcouru.

Et si on me demande si j’y retournerai l’année prochaine ? La réponse est évidente. Oui. Encore. Toujours. D’ailleurs, les ventes des billets se font toujours la veille du premier prime à midi… J’y serais comme d’habitude, sans rien connaître des candidats !

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