Why Women Kill : Pourquoi cette série est fabuleuse ?

Bienvenue dans cette fabuleuse série !

Diffusé à l’été 2019 aux États Unis, puis au printemps 2020 en France, Why Women Kill est l’une des nouvelles créations télévisuelles du grand Marc Cherry à qui l’on doit par exemple Desperate Housewives ! Il s’agit d’une série d’anthologie dans laquelle chaque saison sera indépendante et explorera le parcours de femmes dont la vie sera chamboulé par une trahison qui amènera à un meurtre. La première saison suit trois femmes vivant à trois époques différentes mais liées par le fait qu’elles vivent dans la même maison et qu’elles vont être victime d’une trahison de la part de leurs époux. Voici mon avis en vidéo, puis à l’écrit !

En 1963, Beth Ann Stanton emménage dans un nouveau quartier avec son mari Rob. Elle est complètement soumise à ce dernier : elle lui fait à manger, nettoie la maison et lui obéit au moindre claquement de doigt. Elle pense que ceci est totalement normal et que cela fait d’elle une « épouse parfaite ». Mais un jour, sa voisine lui apprend que Rob la trompe avec une serveuse, April. Elle décide alors de se lier d’amitié avec April pour en apprendre plus sur sa relation avec son mari.

En 1984, Simone Grove, une mondaine fabuleuse, organise une soirée dans sa maison qu’elle partage avec son troisième mari, Karl. Au cours de la soirée, elle trouve une enveloppe qui contient une photo de son mari en train d’embrasser un homme : Karl se sert d’elle pour cacher son homosexualité. Trahie, Simone commence alors à recevoir des avances de Tommy Harte, le fils de sa meilleure amie, et va donc elle aussi céder à la tentation.

En 2019, Taylor Harding est une femme épanouie et qui s’assume complètement. Elle est mariée à Eli Cohen, un scénariste en panne d’inspiration. Mais la particularité du couple de Taylor et Eli est qu’ils sont en relation libre. Néanmoins, un soir, Taylor brise l’une des règles sacrées de leur couple : Elle demande à Eli la permission d’héberger à la maison sa maitresse, Jade. Mais Eli commence à être attiré par Jade, ce qui pourrait changer la dynamique de leur mariage …

Beth Ann et April auront une relation des plus touchantes.

Cette saison de dix épisodes est tout simplement fabuleuse. On a rit, on est ému, et nous avons savouré chacun des épisodes. Après Desperate Housewives, je savais ne pas pouvoir être déçu d’une production de Marc Cherry. J’ai adoré la construction des épisodes. Chacun d’eux va s’ouvrir sur un élément et se conclura sur une réponse à cet évènement. Mais ça peut être très variable.

Chaque héroïne enfant qui raconte une anecdote, un voisin qui va assister le soir du drame de chaque époque à la mort d’une personne dans la maison. La danse et bien d’autres manières de nous faire entrer dans la série.

Le gros point fort et sans conteste sa triple narration, on navigue d’une époque à une autre, d’un style photographique à l’autre avec une très belle aisance. Les raccords pour nous mener d’une époque à l’autre sont toujours bien trouvé et cela aboutira à son apothéose dans l’épisode final qui va se faire superposer les trois époques dans la maison afin de nous amener au dénouement et répondre à la fameuse question du titre de l’épisode « Why Women Kill ? ».

De nos jours, Taylor au centre vit avec Eli à droite mais entretient une liaison avec Jade à gauche.

Je ne vais pas vous spoiler vous laissent le plaisir de regarder la série si ça n’est pas déjà fait, parce que même si la conclusion paraît évidente dans certains cas, ça n’en reste pas moins poignant.

Les trois époques sont par contre très inégales. Je pense que comme beaucoup, j’ai beaucoup moins accroché à la partie contemporaine avec Taylor, son mari Eli et leur maîtresse Jade. Déjà, j’ai eu beaucoup de mal avec les trois personnages. Taylor m’agaçait constamment, Eli se comporte comme un vrai con après la moitié de la saison, et que dire de Jade… C’était évident que quelque chose clochait avec elle dès le départ. J’imagine que pour montrer la modernité il était important que l’héroïne soit dans un couple ouvert et soit bisexuelle, mais ici ça ne fait que s’enliser dans une intrigue qui m’a vraiment peu convaincu de mon côté.

Non, si j’ai regardé cette série c’est pour les deux autres époques …

Dans les années 60, Beth Ann au centre est l’épouse de Sam, à droite, qui la trompe avec April, à gauche.

Dans les années 60, on a Ginnifer Goodwin (pour moi inoubliable Blanche Neige dans Once Upon a time) qui incarne un remake de Bree Van de Kamp, mais à la bonne époque. Elle est ici la femme au foyer parfaite, qui fait à manger, qui nettoie la maison, qui se comporte bien comme il faut… Sauf que la jeune rousse a un secret des plus horribles : elle se reproche la mort de sa fille. Évidemment, la vérité qu’elle croit connaître n’est pas la bonne. Et nous avons face à elle un mari typique de son époque : Rob. S’il peut nous arriver à une ou deux reprises d’avoir une très très légère sympathie pour le personnage, ça n’en reste pas moins un connard de première. Il trompe sa femme avec une serveuse, n’assume rien et surtout se montre vraiment comme le macho stéréotype de cette époque. Et au final, cette plongée dans les années 60 n’est pas déplaisante.

J’ai beaucoup aimé l’amitié entre Beth Ann et April, la maitresse de Rob. Car oui, Beth Ann va sympathiser avec elle en adoptant une autre identité. Si au départ, l’idée était de pouvoir fourmiller une vengeance, tout va changer lorsque Beth Ann va réellement s’attacher à la jeune femme et devenir son amie. C’est étrange, mais en même temps parfaitement crédible et très attendrissant.

Puis dans les années 80, dans une sorte de revival de Dallas et Dynasty, nous avons Simone jouée par la drolissime Lucy Liu. Oui, Simone est le personnage le plus fun et le plus drôle de la série. Chacune de ses répliques fait mouche et les strass paillettes et autres burlesqueries des situations dans lesquelles elle va se retrouver m’ont bien fait rire.

Dans les années 80, Simone au centre, est mariée à Karl, à droite qui s’avère être homosexuel, et entretient une liaison avec Tommy, à gauche.

Simone est donc l’épouse de Karl, son troisième mari notons le, qu’elle découvrira dans le premier épisode être homosexuel. Et pour l’époque, dans la haute société, c’était difficile à imaginer. Simone et Karl vont au final avoir la relation la plus sincère et la plus tendre de tous les couples de la série. Passé « l’humiliation », Simone va finir par accepter, puis par comprendre – contrairement à tout l’entourage quand ils l’apprendrons – l’homosexualité de Karl. D’autant plus quand elle découvre qu’il a le VIH, elle va se montrer être une excellente amie fidèle, présente, et prête à tout pour celui qui reste néanmoins l’homme de sa vie.

J’ai rarement était aussi attendri par une relation homme / femme dans une série, et les deux acteurs sont brillants. Drôles et brillants. Car années 80 oblige, tout est fun et démesuré.

N’oublions pas Tommy, le jeune voisin et fils de la meilleure amie de Simone qui craque complètement pour cette dernière et qui va s’avérer devenir son amant… La aussi, malgré la différence d’âge, la relation entre les deux – bien que forcément vouée à l’échec sur le long terme – à le mérite d’être douce, tendre et sincère.


Fabuleuse !
8.5
Fabuleux

Vous l’aurez compris, nous avons adoré cette série, du moins la première saison. Une saison 2 verra le jour cet été et se concentrera sur une autre histoire et s’ils arrivent à faire aussi bien que cette première saison, nous serons au rendez vous.

  • Aldric 9
  • Johan 8
commentaires
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